Sacrifier (verbe)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies, pour lui rendre un hommage souverain. "Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. Abraham consentit à son propre fils, pour obéir à Dieu." Absolument, "Abraham alla sur la montagne. Les prêtres des Juifs avaient seuls le droit de dans le temple."
Il se dit aussi en parlant des Sacrifices offerts aux idoles, aux fausses divinités. "Socrate mourant demanda que l'on sacrifiât un coq à Esculape." Absolument, "Il refusa de aux idoles, aux faux dieux."
Fig., "Sacrifier aux Grâces," Mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style.
Fig., "Sacrifier aux préjugés, à la mode, au goût de son siècle," Se conformer par faiblesse, par complaisance excessive, à ce que veulent les préjugés, la mode, le goût régnant.
SACRIFIER signifie encore Abandonner volontairement quelque chose, y renoncer, pour l'amour de Dieu ou en considération d'une personne, d'une chose. "Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance. Il a sacrifié ses intérêts à son ami. J'ai tout sacrifié pour vous. Il a sacrifié sa vie pour son pays."
"Se pour quelqu'un," Se dévouer à lui sans réserve, souffrir tout pour son service, pour l'amour de lui. "Je me suis sacrifié pour vous. Se pour la patrie."
"Sacrifier une chose, une personne à une autre," Perdre, délaisser une chose, une personne en faveur d'une autre. "J'ai sacrifié mes plus légitimes ambitions à mon repos. Cet architecte sacrifie la solidité à l'élégance. Il m'a sacrifié à mes pires ennemis."
"Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose," Y employer tout son temps, tout son loisir.
"Sacrifier son repos, son bonheur, etc., à celui d'un autre," Renoncer au repos, au bonheur, etc., pour assurer le repos, le bonheur de quelqu'un.
"Sacrifier tout à ses intérêts," Faire céder toutes choses à ses intérêts, préférer ses intérêts à tout. On dit de même : "Sacrifier tout à sa passion, à son ambition, à sa vengeance, etc." On dit également : "Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment, etc."
Absolument, "Sacrifier quelqu'un," Le rendre victime de quelque dessein ou de quelque intérêt. "Ce général, ce ministre a été sacrifié. On a sacrifié ce subalterne pour sauver l'honneur d'un homme puissant. On a sacrifié inutilement les meilleures troupes."
Le SACRIFIÉ s'emploie comme adjectif. "Un rôle, un personnage sacrifié," Un rôle, un personnage peu important.



Dictionnaire d'Emile Littré




 1   Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies. Sacrifier des victimes. Abraham allait son fils.
    Absolument.
BOSSUET: « Nous trouvons une lettre de Julien l'apostat, par laquelle il promet aux Juifs de rétablir la sainte cité, et de avec eux au Dieu créateur de l'univers »
BOSSUET: « C'était non seulement trop de bassesse, mais encore trop d'ingratitude au genre humain, de à d'autres qu'à Dieu »
    Fig. et absolument.
BALZ.: « Ils [les faux saints] appellent zèle une colère, et, quand ils tuent, ils pensent »

 2   Chez les chrétiens, le corps et le sang de Jésus-Christ, faire le sacrifice de la messe.
FLÉCH.: « Quel homme fut jamais plus propre à le corps et le sang de Jésus-Christ que celui qui lui avait fait un sacrifice de tous les moments de sa vie ? »
    Absolument.
BOSSUET: « Que peut-on imaginer de plus malheureux que de ne pouvoir conserver la foi sans s'exposer au supplice, ni sans trouble, ni chercher Dieu qu'en tremblant ? »

 3   Il se dit des sacrifices offerts aux dieux, dans le polythéisme.
RAC.: « Pour obtenir les vents que le ciel vous dénie, Sacrifiez Iphigénie »
MONTESQ.: « Les premiers hommes ne sacrifiaient que de l'herbe »
VOLT.: « Sanchoniathon, cité par Eusèbe, rapporte que les Phéniciens sacrifiaient dans les grands dangers le plus cher de leurs enfants »
BARTHÉL.: « Ensuite on sacrifia des chevaux au soleil, des cerfs à Diane, des chiens à Hécate »
    Par extension.
LA FONT.: « Si votre esprit [M. Barillon, ambassadeur] plein de souplesse.... Peut adoucir les coeurs et détourner ce coup [la guerre], Je vous ai cent moutons : c'est beaucoup Pour un habitant du Parnasse »
    Absolument.
VOIT.: « Ceux qui occupent des places comme la vôtre sont d'ordinaire traités comme des dieux ; plusieurs les craignent ; tous leur sacrifient »
CORN.: « La victime est choisie, et le peuple à genoux ; Et pour on n'attend plus que vous »
SACI: « Il [le roi de Babylone] commanda que l'on fît venir des victimes et de l'encens, et qu'on lui sacrifiât »
MASS.: « Cette reine d'Israël, qui.. de retour à Samarie sacrifie à ses veaux d'or comme auparavant »
    Fig. Sacrifier aux Grâces, mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style.
VOLT.: « Les Grecs recommandaient aux poëtes de aux Grâces ; Milton a sacrifié au diable »
MARMONTEL: « Thomas sacrifia toujours à la vertu, à la vérité, à la gloire, jamais aux Grâces »
    Fig. Sacrifier à, écouter, obéir.
RAC.: « Cruel ! c'est à ces dieux [l'orgueil et l'ambition] que vous sacrifiez »
VOLT.: « En parlant de ce que le roi a fait de grand et d'utile, vous avez trouvé le secret de faire l'éloge d'un ministre votre ami [M. de Choiseul].... vous avez sacrifié à l'amitié et à la vérité »
    Sacrifier aux préjugés, à la mode, au goût de son siècle, s'y conformer par faiblesse avec excès.

 4   Sacrifier à ou pour, renoncer à.... pour l'amour de Dieu ou d'une personne. Sacrifier à Dieu son ressentiment. J'ai tout sacrifié pour vous. Il a sacrifié sa vie pour son pays. Je ais tout ce que je possède pour le sauver.
RAC.: « Il est du sang d'Hector, mais il en est le reste, Et pour ce reste enfin j'ai moi-même en un jour Sacrifié mon sang, ma haine et mon amour »
RAC.: « Ces yeux.... Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur »
    Absolument.
FLÉCH.: « Elle a toujours sacrifié ses ressentiments, et n'a jamais voulu nuire »

 5   Perdre ou délaisser quelqu'un ou quelque chose en vue de quelque chose. Sacrifier sa fortune à son honneur. Il ait un ami à un bon mot.
MOL.: « Et je ais à de si puissants noeuds Amis, femme, parents et moi-même avec eux »
MASS.: « La vertu demande une vie uniforme, et sacrifie constamment à l'ordre et au devoir les inconstances d'une imagination légère et variable »
DIDER.: « Dans cette année malheureuse [1757], M. de la Rochefoucauld sacrifia soixante mille francs à faire travailler tous les habitants de sa terre »
SÉGUR: « On avait été forcé de tout un jour au passage de la Nara et de son marais, ainsi qu'au ralliement des différents corps »
    Sacrifier tout son temps, tout son loisir à une chose, l'y consacrer tout entier.
    Sacrifier son repos, son bonheur, etc. à celui d'un autre, renoncer au repos, au bonheur, etc. pour les assurer à un autre.
    Sacrifier tout à ses intérêts, faire céder toutes choses à ses intérêts.
    On dit de même : tout à sa passion, à sa gloire, à son ambition, à la vengeance, etc.

 6   Sacrifier quelqu'un, le faire périr.
BOSSUET: « Dieu les frappe [les grands] pour nous avertir ; leur élévation en est la cause, et il les épargne si peu, qu'il ne craint pas de les à l'instruction du reste des hommes »
BOSSUET: « Eugène fut pris : il fallut le à la vengeance publique »
FÉN.: « Sur le moindre soupçon il les sacrifiait à sa sûreté »
FÉN.: « Plusieurs des rois furent d'avis qu'il fallait, dans le doute, Acanthe à la sûreté publique »

 7   Sacrifier quelqu'un, signifie aussi le rendre victime de quelque vue, de quelque passion, de quelque intérêt. Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment.
    Absolument. On a sacrifié les meilleures troupes pour une attaque inutile.
VOLT.: « César n'est point à lui [Cicéron], Crassus le sacrifie »
GOLDONI: « Angélique : Croyez-vous, monsieur, que mon oncle veuille me ? - Dorval : Qu'appelez-vous ? »
DUCLOS: « Louis XI, cédant à la nécessité, accorda tout pour sortir du péril où il s'était engagé par son imprudence, et sacrifia les Liégeois »
A. DUVAL: « Comment, ma tante, vous iriez donner Sophie à ce vieux marin ! c'est la »

 8   Il se dit aussi dans un sens atténué pour subordonner, mettre dans un rang inférieur.
VOLT.: « L'auteur a entièrement sacrifié ce rôle de Maxime [dans Cinna] ; il ne faut le regarder que comme un personnage qui sert à faire valoir les autres »
VOLT.: « Il [Le Tourneur, traducteur de Shakespeare] l'appelle le dieu du théâtre ; il sacrifie tous les Français, sans exception, à son idole »
VOLT.: « Ce qui la choqua le plus [Mme du Châtelet], ce fut de voir que ces trois ou quatre nations puissantes sont sacrifiées dans ce livre [l'Histoire universelle de Bossuet] au petit peuple juif, qui occupe les trois quarts de l'ouvrage »
    Sacrifier un amant, le quitter pour un autre.
RETZ: « Marion de Lorme, qui était un peu moins qu'une prostituée, fut un des objets de son amour, et elle le [le cardinal de Richelieu] sacrifia à des Barreaux »

 9   Se , v. réfl. S'offrir en sacrifice.
LA FONT.: « Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux »
PASC.: « Il [le Messie] devait.... se pour eux [les hommes], être une hostie sans tache.... »
BOSSUET: « Toutes ces pieuses observances avaient dans la reine l'effet bienheureux que l'Église même demande ; elle se renouvelait dans toutes les fêtes, elle se sacrifiait dans tous les jeûnes et dans toutes les abstinences »

 10   Fig. Se rendre victime de quelque intérêt, de quelque dévouement.
BOSSUET: « Il mande à ses agents dans la conférence qu'il n'est pas juste que la paix de la chrétienté soit retardée à sa considération.... qu'on lui laisse suivre sa fortune ; ah ! quelle grande victime se sacrifie au bien public ! »
RAC.: « Je vais donc, puisqu'il faut que je me sacrifie, Assurer à Pyrrhus le reste de ma vie »
RAC.: « Tous deux d'intelligence à nous , Loin de moi, par mon ordre, il courait m'oublier »
MARIV.: « Je me charge de vous excuser auprès de la marquise, n'en soyez pas en peine, et ne vous sacrifiez point »
    Se consacrer entièrement.
FONTEN.: « Un homme capable comme lui de se entièrement à l'algèbre n'est pas un présent que la nature fasse tous les jours aux sciences »
    Se pour quelqu'un, se dévouer à lui sans réserve.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Rois, p. 302: E fist abatre le vergier où l'om lui soleit sacrefier [à Priape]
    XIIIème siècle
     Bataille des sept arts: Là ot deux chats sacrefiés Et deux colombiaus.... Pour encercher la verité
    XIVème siècle
ORESME: « Comme l'en raconte d'un qui occist et sacrifia sa mere et en menga »
    XVIème siècle
MONT.: « Des tyrans ont esté sacrifiez à la haine du peuple par les mains de ceulx mesmes qu'ils avoient iniquement advancez »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. sacrificar, sacrifiar ; espagn. sacrificar ; ital. sagrificare ; du lat. sacrificare (voy. SACRIFICE).


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies, pour lui rendre un hommage souverain. "Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. Abraham consentit à son propre fils, pour obéir à Dieu." On l'emploie quelquefois absolument. "Sacrifier à Dieu. Abraham alla sur la montagne. Les prêtres des Juifs avaient seuls le droit de dans le temple."
Il se dit aussi en parlant Des sacrifices offerts aux idoles, aux fausses divinités. "Il refusa de aux idoles, aux faux dieux."
Fig., "Sacrifier aux Grâces," Acquérir ou mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style. "Il n'a pas sacrifié aux Grâces. Il sera d'un mérite accompli quand il aura sacrifié aux Grâces."
Fig., "Sacrifier aux préjugés, à la mode, au goût de son siècle, etc.," Se conformer par faiblesse, avec excès, à ce que veulent les préjugés, la mode, etc.
Fig., "Sacrifier quelque chose à Dieu, à une personne," Se priver de quelque chose, y renoncer, en considération, pour l'amour de Dieu ou d'une personne. "Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance, etc. Il a sacrifié ses intérêts à son ami. Il m'a sacrifié son ressentiment. Il a sacrifié à cette femme les lettres qu'il avait reçues d'une autre." On dit "Sacrifier pour," dans un sens analogue. "J'ai tout sacrifié pour vous. Je ais tout ce que je possède pour la sauver. Je ais ma vie pour lui. Il a sacrifié sa vie pour son pays."
Avec le pron. pers., "Se pour quelqu'un," Se dévouer à lui sans réserve, souffrir tout pour son service, pour l'amour de lui. "Les bons citoyens se sacrifient pour leur patrie, pour leur roi. Je me ais pour vous."
"Sacrifier une chose, une personne à une autre," Perdre, délaisser une chose, une personne, pour en acquérir ou en conserver une autre. "J'ai sacrifié deux mille écus à mon repos. Sacrifier sa fortune à son honneur. Il a sacrifié la moitié du bâtiment à l'escalier. Cet architecte sacrifie la solidité à l'élégance. Il ait un ami à un bon mot. Il sacrifie ses anciens amis à ses nouvelles connaissances."
"Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose," Y employer tout son temps, tout son loisir.
"Sacrifier son repos, son bonheur, etc., à celui d'un autre," Renoncer au repos, au bonheur, etc., pour assurer le repos, le bonheur de quelqu'un.
"Sacrifier tout à ses intérêts," Faire céder toutes choses à ses intérêts, préférer ses intérêts à tout. On dit de même, "Sacrifier tout à sa passion, à sa gloire, à son ambition, à son ressentiment, à sa vengeance, etc." On dit également, "Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment, etc."
Absol., "Sacrifier quelqu'un," Le rendre victime de quelque vue ou de quelque intérêt. "Ce général, ce ministre a été sacrifié. On a sacrifié ce subalterne pour sauver l'honneur d'un homme puissant. Cet homme a été sacrifié injustement, ridiculement. On a sacrifié inutilement les meilleures troupes pour s'emparer de cette redoute."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cerémonies, pour lui rendre un hommage souverain. "Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. Abraham voulut son propre fils, pour obéir à Dieu. Sacrifier à Dieu". Il se dit aussi quelquefois absolument. "Abraham alla sur la montagne. Les Prêtres des Juifs avoient seuls le droit de dans le Temple".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Sacrifier, se dit aussi Des sacrifices que l'on faisoit aux Divinités du Paganisme. "Sacrifier aux Idoles. Sacrifier aux faux Dieux".
On dit figurément, "Sacrifier quelque chose à quelqu'un," pour dire, Se priver de quelque chose de considérable, d'agréable, y renoncer, en considération de quelqu'un, pour l'amour de quelqu'un. "Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance, etc. Il a sacrifié ses intérêts à son ami. Il m'a sacrifié son ressentiment".
On dit, "Sacrifier une chose, une personne à une autre," pour dire, Perdre une chose pour en acquérir ou en conserver une autre. "J'ai sacrifié deux mille écus à mon revos. Sacrifier sa fortune à son honneur. Il a sacrifié la moitié du bâtiment à l'escalier. Il oit un ami à un bon mot".
On dit aussi en galanterie, que "L'on" "sacrifie une personne," Quand on la quitte pour en aimer une autre. "Elle a sacrifié l'ancien amant au nouveau".
Et en parlant d'Une femme qui remet entre les mains d'un nouvel amant les lettres de celui qu'elle a quitté, on dit, qu'"Elle les a sacrifiées à son nouvel amant".
On dit aussi, "Sacrifier tout à ses intérêts, " pour dire, Faire céder toutes choses à ses intérêts, préférer ses intérêts à toutes choses. "Sacrifier tout à sa passion, à sa gloire, à son ambition. Sacrifier tout à son ressentiment, à sa vengeance".
On dit encore, "Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose," pour dire, Y employer tout son temps, tout son loisir.
On dit aussi, qu'"On oit sa vie pour quelqu'un," pour dire, qu'On s'exposeroit pour lui aux plus grands périls.
On dit, "Se pour quelqu'un," pour dire, Se dévouer à lui sans réserve, souffrir tout pour son service. "Les bons sujets, les bons citoyens se sacrifient pour leur Roi, pour leur patrie. Je me ois pour vous".
On dit Des personnes sans agrément, qu'"Elles n'ont pas sacrifié aux Grâces".
On dit absolument, "Sacrifier quelqu'un," pour dire, Le rendre victime de quelque vue ou de quelque intérêt politique. "Ce Général, ce Ministre a été sacrifié. On a sacrifié ce subalterne, pour sauver l'honneur d'un homme puissant. Cet homme a été sacrifié injustement,ridiculement".




Emplacement dans le dictionnaire :

sacré
sacrement
sacrer
sacret
sacrifiable
sacrificateur
sacrificature
sacrifice
sacrifié

sacrilége
sacrilège
sacrilege
sacripant
sacristain
sacristie
sacristine
sacro
sacro-coccygien
sacro-épineux
sacro-iliaque




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...spécial et de s'y tenir. Nous éprouvons de l'éloignement pour ces hommes dont l'unique souci est d'organiser et d'assouplir toutes leurs facultés, mais sans en faire aucun usage défini et sans en sacrifier aucune, comme si chacun d'eux devait se suffire à soi-même et former un monde indépendant. Il nous semble que cet état de détachement et d'indétermination a quelque chose d'antisocial. L'honnête...


Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...jamais retrouvé early dans lirlie ? ce lirlie peut servir de type des mots étrangers qui entrent dans une langue à la fois par la parole et par l'écriture. Dans ce cas, il ne faut jamais hésiter à sacrifier l'orthographe au son. Le jardinier eût écrit lirlie ; un autre aurait pu sentir la présence de l'article et adopter irlie ; les deux mots seraient excellents, et early est très mauvais. Quand le mot...


Citation n°3 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...et que les théories qui ne peuvent être appliquées à la physique doivent l'être comme les autres. Quand même le but physique et le but esthétique ne seraient pas solidaires, nous ne devrions sacrifier ni l'un ni l'autre. Mais il y a plus : ces deux buts sont inséparables et le meilleur moyen d'atteindre l'un c'est de viser l'autre, ou du moins de ne jamais le perdre de vue. C'est ce que je vais...


Citation n°4 de Maurice BARRÈS (Le Jardin de Bérénice)

...l'idée des transformations de mon moi me présentait avec une grande force la convenance de jouir de mes sensations jour par jour. Puisque nous sommes la victime de morts successives, je refuse de sacrifier une satisfaction d'aujourd'hui au bien-être de celui que je serais dans quelques années. Ayant ainsi agrandi ma promenade par de hautes considérations, je fis les quatre kilomètres de bruyères et d'é...


Citation n°5 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...elle donne du lustre à un pays, etc... niaiserie que tout cela ! Quelle est l'âme philosophique et belle, jalouse d'être parfaite, ayant le sentiment de sa valeur intérieure, qui consentirait à se sacrifier à de telles vanités, à se mettre de gaieté de coeur dans la tapisserie inanimée de l'humanité, à jouer dans le monde le rôle des momies d'un musée ! Pour moi, je le dis du fond de ma conscience, si...


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